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À propos du travail

(to be translated)

Sculpture, images de synthèse, vidéo et dessin sont les constituants des installations que je réalise.

Construites par attrait des questions de construction et de tenue, mes sculptures témoignent tout d’abord d’une recherche en autonomie. Celles-ci s’ouvrent à une lecture de leurs éléments constitutifs, de l’interne (leur structure) à l’externe (leur apparence), selon une vision proche du souci de l’architecte, tantôt architectonique et incluse, tantôt ornementale et rapportée.

Par ailleurs, les dessins et les images de synthèse, notamment à travers la série « L’éloquence de l’espace », interrogent la question du musée et de l’emplacement réservé à l’œuvre sculptée en organisant au plus précis la figuration d’espaces dédiés fictifs, virtuels.

Certaines des expositions prennent corps in situ, entre autres « Cher Thésée, » réalisé en duo avec Sébastien Hoëltzener au sein des vestiges gallo-romain des Mazelles, à Thésée-sur-Cher en 2014.

 

 

> January 2016

Palmyre


Video, 2'27",
computer generated images
jan. 2016

 

 

      

 

 



PALMYRE, VIDEO,
COMPUTER GENERATED IMAGES,
INDEXED COLORS,
JANUARY 2016,
(EXTRACTS).

> April - may 2015

Les pièges


Artboretum, Argenton-sur-Creuse
Armed concrete, polypropylene net
april — may 2015

 

 

Les pièges, Artboretum, Argenton-sur-creuse, détail

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les pièges, Artboretum, Argenton-sur-creuse

> Mai - september 2014

Cher Thésée,


Archeological site
"the Mazelles", Thésée
May - september 2014

 

 

Cher Thésée, (Dear Theseus,) was an exhibition with Sébastien Hoëltzener and took place in the Gallo-Roman site of the Mazelles at Thésée, France.

The installation resulted of the site specificity. Each of the sculptures quietly fulfilled the site of dedicated images. Some of them related to the body proportions, some to what could have been the building’s purpose. Two structures recreated missing walls, an arc was positionned at the place of a now missing entrance. A tensegrity structure established a parallel with modern architecture.

The intervention relied on our collective cultural memory and was associated to the remains to help the perception of their current state.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cheminement


Les ruines des Mazelles, vestiges du monde Gallo-Romain, nous renvoient à un passé lointain que nous perdons de vue. Toutes les fonctions originelles des bâtiments, d’ailleurs, ne nous sont pas totalement connues. À parcourir le site sans interprétation fouillée, on comprend immédiatement que Tasciaca était un complexe d’activités important. Il nous reste de grandes traces dressées, qui conservent l’aspect monumental de ce que fut cet ensemble si singulier. Ces ruines, enfin, ne peuvent être vues sans que l’imagination se presse à en reconstituer les manques.

On s’y promène.

Les matériaux sont secs, de la pierre calcaire, des rangs de briques, des trous de boulins, des percées, et puis il y a le fait étonnant (d’un point de vue plastique) qu’en général la matière tombée est absente. Aucune sculpture, aucune colonne, aucune ornementation ne vient troubler la franche géométrie des implantations. Il ne s’agit pas d’un monument commémoratif, la part restant aux symboles, hors-mis tout ce qui renvoie à l’âge vénérable de dix-neuf siècles, est réduite à égale sécheresse. Partout, seulement des rythmes d’assemblage, de creux ou de pleins et des brisures de cadence. Les plans verticaux, bien que traversés de déchirures énormes, conservent de façon plus que lisible toutes les dispositions de la construction originelle.

De la part de sculpteurs, la volonté d’investir de tels lieux n’est évidemment pas neutre : elle va bien sûr considérant inévitablement avec ces murs la charge historique qui d’emblée déterminera des conditions très particulières de regard. Malgré cette prégnance, en considérant l’épure, il y a un état des lieux simplement factuel avec lequel doit s’établir la négociation plastique.

En tant qu’incomplets, les pans de murs sont inutilisables, à découvert sous le ciel, ils ne peuvent plus servir d’abri. Ce qu’on ne peut dès lors considérer d’un point de vue fonctionnel comme une architecture peut assez sereinement être converti en valeurs d’ordre sculptural.

Dès lors, on considèrera deux parts en tension dans le projet de Thésée dont aucune n’est prépondérante et qui doivent se conjoindre à la réalisation.En incorporant des propositions contemporaines au milieu d’un complexe de murs construits selon des techniques d’assemblages très anciennes, il est autant question d’une recherche de dialogue avec un passé considéré comme éloigné de nos regards, qu’avec la part matérielle et proprement plastique d’un site très spécifique.

Enfin, le choix de ruines antiques décrit un positionnement particulier pour des sculpteurs d’aujourd’hui, notamment vis-à-vis des pratiques considérées de l’art contemporain qu’on dirait seulement soucieuses d’impacts éphémères et sans danger dans les vitrines de la culture ou les musées. Et en effet, selon nous, les problématiques, à tort ou à raison à la mode, esquivent trop opportunement certains « lieux » de la pensée.


Sébastien Hoëltzener.

Cher Thésée, salle principale
Cher Thésée, sculpture centrale

> Since 2013

Ara Pacis Augustæ

 

The Ara Pacis situation and particularities are at the begining of a set of works of synthetic images, drawings and sculptures.

On an ongoing conversation with the antique, it help me to elaborate a critical view on museography, architecture and sculpture.

It is a project in continuous development, along my installation and sculpture practice.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

About the Ara Pacis Augustæ


In 13 BC roman empereur Augustus returns from Hispania and Gaul. To honor his victories and the restored peace, the Roman Senate commissioned the Ara Pacis Augutæ: “Altar of Augustan Peace“. (1)

The monument was originally located on the Campus Martius, on the northern outskirts of Rome. Flood of the Tiber River buried the altar since the 2nd century. Parts of it were recovered and restored since the Renaissance and dispersed between private collections and museums (the Vatican, the Uffizi and the Louvre). The Ara Pacis was reassembled in 1937, moved and protected under a pavilion that Mussolini inaugurated, in a fascist gesture, as part of the closing ceremony of the Augustan Year, the 2000 year anniversary of Augustus’ birth.

During the 90’s, because of severe deterioration of the pavilion, badly renovated after the war, the town commissioned a museum. The actual Museo dell’Ara Pacis, designed by north-american architect Richard Meier, opened in 2006.



Consider a situation and play with it.


What is at stake here? Why one would choose the Ara Pacis as a particular subject? Is it the sculptor’s interest for the antique? Working on a documentation, a monument, certainly one of the most discussed and illustrated of roman art, and while each book whose subject covers Augustus or the Augustan era refers to it?

Maybe to interrogate oneself about art serving the expression of the power along its different political unrests and upheavals: when the empereur divinized himself like his uncle. When the Duce tried to gain with political views based on a narrow interpretation of an authoritarian antic Rome. Or lastly, on a more democratic side, when the town councillors offered Rome a Pritzker-white building but let the museum define a policy that allows an in situ exhibition (2) as well as a shallow car event. (3)

Defining the situation of the Ara Pacis as a subject is for me a way of inscribing the antique, architecture and culture at the premise of the work. As the Marie-Madeleine of Gregor Erhar is at the origin of Garden, a sculpture Richard Deacon exhibited at its close proximity. (4)

Starting from this sphere of experience, I node the different propositions, images, sculptures, texts and drawings, and I let them influence themselfs. They delineate the shape of a thought at a given time. They act as a possibility to investigate if and how one can meld a practice of computer made images with antique sculptures and see them from a graphic rather than from a scientific perspective, as a reflect of the condition of contemporary art production.

 

 

1. From André Aymard and Jeannine Auboyer, Histoire générale des civilisations, Tome II, Rome et son Empire (3e édition), Paris, P. U. F. , 1959.

2. Brian Eno and Mimmo Paladino, Opera per l’Ara Pacis, Ara Pacis Augustæ Museum, Rome, march - mai 2008.

3. Presentazione Belumbury Dany at the Ara Pacis Museum, Ara Pacis Augustæ Museum, Rome, december 2010.

4. Richard Deacon, Garden, 2007, in Contrepoint III – De la sculpture, Louvre museum, Paris, 2007.

 

 

 

 

Ara Pacis Augustae, vue d'atelier, travail en cours (juillet 2016)
Ara Pacis Augustae, vue d'atelier, travail en cours (juillet 2016)

> March 2013

Statique

 

Statique consists in a set of proposals that were collectively presented in march 2013 at the Centre Chorégraphique National d’Orléans.

All the different sculptures were armed concrete casts and shared the same process of fabrication, but differed in the way they were drafted and set in place.

Huit fenêtres, two structures of six and two frames set together, stood against a wall, while Ce n’est pas qu’il n’y a pas de fin, two sculptures of “style noodle” convolutions, stood by themselves.

Two graphic works were also facing each other. A drawing of a spiral sculpture, that could have been another possible work for the exhibition and a synthetic image purposely presenting a fictional exhibition space: a large lobby where light, coming from a tensegrity glass wall, illuminates a sculpture.

Construction process and mechanical strength matters were the main subjects of the presented sculptures and images.

 

 

 

Ce n’est pas qu’il n’y a pas de fin, mortier alumineux armé, septembre 2012

Ce n’est pas qu’il n’y a pas de fin,
Armed concrete, steel wire, september 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

> 2011 à maintenant

Eloquence of Space

 

I firstly used computer assistance to solve technical issues, to plan and prefigure projects in a more flexible manner than drawing. Parametric computer models allow multiple views and makes it easier to determine accurate scale and dimensions.

As for now, these images have reached an autonomous status. They are no longuer only plans, they are about sculptural sitting and spacial acknowledgment. To do them, I follow the process used by architects to create virtual models, yet playing with aesthetic and codes. No more sculptures are present in most of the pictures I create nowadays. I leave the spectator free invente or imagine them.

I draw hollow spaces, fictional places defined by the sculpture’s absence. Spaces that implicitly could contain an object. They not only figures alternative museums or art places, but delayed spaces, on hold and where sculpture could begin.

 

 

 

dessin hypercube février 2016


ÉLOQUENCE DE L'ESPACE,
HYPERCUBE, CHINA INK,
FEBRUARY 2016.

 

 

 

ALL IMAGES :

Pierre Feller,
Sébastien Hoëltzener,
Charlotte Oudot (Cher Thésée,)