. . . . . . . . . . . . . ARGENTON, LES PIÈGES . . . . . . . . . . . .

Sculpture, expo les pièges Argenton artboretum détail Les Pièges
Sculpture, expo les pièges Argenton artboretum détail Les Pièges
Sculpture, expo les pièges Argenton artboretum vue d'ensemble Les Pièges
Sculpture, expo les pièges Argenton artboretum détail Les Pièges

Les Pièges
Artboretum, Argenton
Avril — Mai 2015

. . . . PENTAGONE IRRÉGULIER . . . . . . . . .

Sculpture, expo mille feuilles, Sonitus perterget, silentium malleis Pentagone
irrégulier
Sculpture, expo mille feuilles, Sonitus perterget, silentium malleis Pentagone
irrégulier

Pentagone irrégulier
Mille feuilles, Nantes
Sonitus perterget,
silentium malleis

oct. — nov. 2014

. . . . . . . . L'ÉLOQUENCE DE L'ESPACE, PEUPLIERS . . .

Image de synthèse, l'éloquence de l'espace, peupliers L'éloquence
de l'espace,
Peupiers
Image de synthèse, l'éloquence de l'espace, peupliers L'éloquence
de l'espace,
Peupiers

. . . . . . . . . . CHER THÉSÉE, . . . . . . . . . . .

. . . . . . . . . . BIENNALE DE LA JEUNE CRÉATION . . . . . . . . . AUTO-ÉDITION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

. . . . APRÈS TOUT . . . . . . . . . . . . . . . . .

. . . . . . . . . . . . . HAÏKU . .

. . . . IMAGES DE SYNTHÈSE . . . . . . .

. . . . . . . . . . . CCN D'ORLÉANS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . MAQUETTE . .

. . . . . . L'ÉLOQUENCE DE L'ESPACE . . . . . . . . . . . . . . . . .

Dessin d'étude

. . . . . TRAVAUX D'ÉTÉ . . . . . . . . . DIPLOOS . . . . . .

. . . . . . . . . . . . .

. . . . . . . . SORTIE DE RÉSERVE. . . . . . .

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. . . TEXTE DE SOLENN MOREL . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Pierre Feller est sculpteur. Il conçoit des œuvres, à partir d’une même forme dupliquée, qu’il a obtenu après moulage. Le plus souvent en béton, plus rarement en plâtre, ses éléments sont inspirés de fragments d’objets usuels préexistants.

Impossibles à identifier, ces formes minimales, monochromes, froides, s’inscrivent dans une abstraction silencieuse. Elles se présentent dans l’espace d’exposition avec l’élégance de la discrétion et de la retenue. Et l’artiste de préciser, « je préfère un ton calme au trop signifiant ». Il les préserve ainsi d’une lecture unique, principale, en les maintenant - dans un état de suspension - disponibles à l’interprétation.

Particulièrement attentif à l’apparition des formes, aux conditions de leur naissance, il élargit le champ de ses recherches au dessin, à la maquette et à l’image de synthèse dont les codes sont largement utilisés et diffusés par les agences d’architecture et de communication. Ces techniques, qui représentent normalement une étape préalable à la conception d’objets designés, peuvent constituer chez Pierre Feller une fin en soi. Il expose ainsi au même titre que ses sculptures, des maquettes ou des images de préfiguration – sans que celles-ci n’aient forcément abouti à la réalisation des objets représentés. L’artiste redéfinit ainsi les conditions d’existence de ses sculptures et pose ces questions : À partir de quand peut-on dire qu’elles existent ? Leur réalisation matérielle n’est-elle que la seule condition ?

Plus largement, les œuvres de Pierre Feller s’inscrivent dans un état de développement ambiguë, proche de la néoténie, qui est en biologie « la conservation de caractéristiques juvéniles chez les adultes d’une espèce ». Ses sculptures, à l’équilibre ténu, s’imposent par leur frêle apparence. Leur fragilité est contrebalancée par le choix de matériaux bruts comme le béton. C’est probablement d’ailleurs dans l’ambivalence - de ces formes à la fois permanentes et en constant devenir – de l’utilisation à contre-emploi des matériaux et des supports, que l’artiste parvient à créer le trouble. Un trouble opaque et pourtant inspirant.


Solenn Morel, 2012

texte édité dans le catalogue de l’exposition
de la 9e Biennale de la Jeune création (Houilles, 2012)

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . MOULAGES . . . SELVA . . . . . . . .